VIII

14/09/2015 11:48 par eliawe

Ça
Ça
 
Ça

Ça ira.

VII

22/09/2014 15:50 par eliawe

Un jour peut-être tombera-t-il ici.

 

Et saura que je l'aime.

VI

07/05/2012 22:37 par eliawe

Grosse vache.

J'y reviendrai.

V

26/06/2009 23:12 par eliawe

  • V

    V

    26/06/2009 23:12 par eliawe


Tout ça (tout rien) me fait penser que ça fait longtemps que je ne suis pas venue par ici, ne serait-ce que par respect pour mes deux lecteurs et demi. Du coup, comme j'écris encore un petit peu... et qu'il me reste encore du stock. (Et que y'a des jours on a envie de hurler à son monde entier que c'est étrange, d'avoir quelqu'un qui nous manque... et tout ça).


L'un est lune


J’ai bercé contre toi la lune et ses pâleurs

Pour laisser le soleil s’effacer sur nos lèvres

Comme un soupir s’éteint dans l’aube qu’un orfèvre

A voulu esquisser pour survire à nos peurs.

 

C’est le temps qui sourit à l’heure de mourir

Mais puisque je t’entends détourner le silence

Il peut encore dire et délacer l’absence

Qui ronge sous les peaux de ses longs souvenirs…

 

A petits pas feutrés pour calmer les chemins

Agités par les vents que l’on souffle sans cesse

Contre les continents alanguis de paresse

Qui s’élèvent parfois en masques de demain…

 

Le soir a refermé ses grands doigts sur nos chairs

Jusqu’aux pâleurs de lune, aux ombres d’une étoile

Qui traine son épave et navigue sans voiles

Pour se perdre en un Nord où s’inventent mes airs…

 

Si les temps ont écrit au rebord des regards

Leurs grands traits d’agonie aux pupilles trop claires

Pour goûter aux saveurs des feux crépusculaires,

Il reste à rattraper les rires en retard !

 

Et si les derniers murs sont les rails effacés

Qui ne s’éloignent pas jusqu’au creux de nos villes

Il suffira d’ailer les distances fragiles

Au gré des univers que l’on a vu passer…

 

Car c’est là que mes mains ont tissé tous leurs cieux

En filaments de vie, à l’aiguille qui loge,

Entre le bleu des sangs, le battement d’horloge

Où se rythme mon cœur pour y trouver tes yeux.

 

Le jour a survécu à mes cris répétés

Lorsque, sans bruit, ma chair écartelait mes veines

Pour y laisser entrer la nuit comme une haleine

Dans le creux de ton cou aux frissons regrettés.

 


IV

21/04/2009 13:52 par eliawe

  • IV

    IV

    21/04/2009 13:52 par eliawe

Je n'écris plus. Presque plus. Et jamais comme avant, comme j'aimais ou détestais, au choix, mais comme j'avais besoin.

Oui, ça me pèse.

Il n'y a plus qu'à tenter de ne pas tout perdre.

III

20/01/2009 03:16 par eliawe

  • III

    III

    20/01/2009 03:16 par eliawe

Hum, voilà qui n'a rien à voir avec le reste, mais j'ai passé quelques heures là-dessus et j'avoue en être plutôt contente. Il reste des choses à changer, des tas, seulement j'ai peur d'effacer et de ne pas réussir à faire ce que je veux et de finalement faire pire que ce qui est fait.

M'excuse pour la mauvaise qualité, scanner pas compatible avec Vista alors appareil photo...

'fin voilà.

II

15/01/2009 01:56 par eliawe

  • II

    II

    15/01/2009 01:56 par eliawe

J’ai les chemins qui s’étouffent au fond de la gorge et les rêves qui s’en vont en catimini s’écorcher contre les peaux plus douces qui ne sauront pas les retenir. J’ai l’écho de ses yeux d’ambre tapis à l’ombre de mes veines, leurs mosaïques qui se dessinent quand le sommeil devient une idée trop abstraite. Du sel qui gèle au bord des cils.

 

Ce n’est pas le moment, ce n’est pas le moment…

 

Il me semble que j’ai froid et ma salive peut bien se givrer contre ma langue, qu’importe… puisque ma nuit s’indiffère des crépuscules qui brûlent le jours d’un regard où le soleil enfin s’absente pour que le monstre sous le lit sache enfin me revenir. Les lampadaires me veillent par ma fenêtre jamais voilée, l’obscurité m’effraye bien trop pour que je lui offre une réalité. Je préfère laisser les ombres étendre leurs bras immenses sur les murs fissurés de souvenir, et les regarder faire faire, fascinée, terrifiée, et rester immobile comme un enfant craintif ne bouge plus devant le croque-mitaine, comme un pantin reste de marbre, reste de bois entre les doigts de son marionnettiste.

 

Ce n’est pas le moment, ce n’est pas le moment…

 

J’ai appris. A dix-sept ans, la couette ne protège plus des créatures que l’on s’invente encore. Les chimères demeurent, grandissent et se font de plus en plus menaçante mais plus aucun rempart ne sait les éloigner. Et leurs griffes lacèrent, lacèrent malgré la couette que l’on serre au dessus de nous, malgré les paupières closes, devenues un instant hermétiques pour ne plus voir l’horreur que l’on s’invente. Mais c’est là que l’imaginaire prend vie, prend corps, sur la toile noire des yeux fermés, sur les ombres au fond du miroir. Et l’on frappe, et l’on griffe, et l’on mord… mais si l’on ne crie pas, le silence se mue encore.

 

Je passe mes nuits à la javel, pour les avoir un peu plus blanches, un peu plus courtes, un peu plus délavées, déchiquetées… Le jour m’endort une fois installé dans les profondeurs des cieux qui me surplombent.

 

Oh, tu sais, ce n’est pas l’heure de dormir… C’est l’heure de rêver.

I

05/01/2009 20:43 par eliawe

  • I

    I

    05/01/2009 20:43 par eliawe

Il fallait recommencer quelque part, poser ses pas où les yeux se poseront peut-être, juste un instant, trop furtivement pour saisir l’essence. Rien qu’un regard pour capturer ce qu’il ne reste pas, qu’on imagine encore un peu, pour s’accrocher aux lambeaux d’un rêve inconnu.

 

Je veux tout mettre en vrac. C’est ainsi que je m’y retrouve mieux.

 

Il reste des chemins. Et des ronces entre.

 

Je vais escalader les ronces, répandre leurs épines sur les chemins et m’y écorcher les pieds en éclats de vers. Juste pour avoir le cœur en écharde (et mieux l’y épingler).

 

(Pars pas, s’il te plait, pars pas ! crie l’enfant.)